L’âme des lieux : des cartes et de la pédagogie au long cours

Le mook trimestriel L’âme des lieux est l’un des derniers nés dans le monde de la presse. Il vient de sortir son deuxième numéro et se fait remarquer par son contenu pédagogique et novateur. Rencontre avec sa fondatrice et rédactrice en chef, Stéphanie Tisserond. Une amoureuse des cartes.

 

L’âme des lieux consacre sa « une » de septembre à la ville de Chicago.

 

«Notre mot d’ordre, c’est qu’il y a tout un monde à comprendre.» Le nouveau média L’âme des lieux, un mook trimestriel, souhaite se faire une place sur le marché de la géopolitique. Le magazine se veut «pédagogique et accessible», selon sa fondatrice et rédactrice en chef Stéphanie Tisserond.

C’est avec Jean-Paul Arif, l’éditeur de L’Eléphant, et sur le modèle de ce dernier, que Stéphanie Tisserond a l’idée de créer L’âme des lieux. «On est partis du principe que les lieux créent de l’Histoire», explique cette ancienne journaliste de La Tribune. De ce concept, Stéphanie Tisserond tire un magazine au long cours, ouvert au monde et conçu pour le grand public, dont le premier numéro sort en juin 2018. Le deuxième exemplaire, publié en septembre, consacre sa une aux innovations architecturales qui ont façonné la ville de Chicago.

Interview de Stéphanie Tisserond :

Dans un style à la «Dessous des cartes», L’âme des lieux propose une série d’articles, regroupés sous l’appellation «L’actu par les cartes». «Nous voulons apporter des clés de compréhension, y compris sur des sujets très hard news, mais en prenant le temps pour faire du décryptage. Nous avons notamment, sur le dernier numéro, un dossier sur le Brésil expliqué par les cartes, alors que des élections présidentielles décisives s’y tiennent.»

Pour l’instant, le mook emploie quatre personnes, en tant que prestataires de service : Stéphanie Tisserond, un directeur artistique, une maquettiste et une relectrice. Autrement, «tous les contributeurs sont soit des pigistes, soit des experts de leurs domaines respectifs, qui interviennent ponctuellement dans L’âme des lieux.» Le résultat est un innovant hybride entre travail journalistique et universitaire, «une publication de vulgarisation».

L’importance de la périodicité

Selon la rédactrice en chef, la périodicité trimestrielle de L’âme des lieux sera la clé de son succès. «De nombreux médias ne parviennent pas à s’installer, en voulant publier trop souvent et trop rapidement. Nous voulons prendre le temps de développer un format, avec des pages bien remplies et un contenu abordable.»

Stéphanie Tisserond ne cache pas son envie de développer son média, notamment sur le net. «Pour l’instant, notre site est une vitrine pour le format papier. On a des idées pour l’animer plus, comme avec des jeux.» Même pour un magazine de pédagogie, le numérique reste un objectif.

Nina Gambin (son) et Thomas Hermans (texte)

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