A Mayotte la 1ère, « il faudrait des sessions de formation continue »

Emmanuel Tusevo Diasamnvu travaille à Mayotte la 1ère, une chaîne de France Télévisions. Ce journaliste s’inquiète de la qualité des programmes, de la situation des pigistes et de l’acquisition de nouvelles compétences.

Photo : F.G.

« On est à court de production. A part quelques journaux télévisés et quelques talkshows, l’antenne est remplie de conneries et de séries brésiliennes », affirme Emmanuel Tusevo Diasamnvu avec lassitude. Ce journaliste de Mayotte la 1ère, l’équivalent de France 3 dans cet archipel de l’Océan indien, s’interroge: « Je me demande si on n’est pas la cinquième roue du carrosse. »

La rédaction compte une vingtaine de journalistes. « Il y a aussi les pigistes dits permanents, des pigistes qui ont atteint le nombre d’heures ouvrées pour être « intégrables », ajoute Emmanuel Tusevo Diasamnvu. La direction leur offre un contrat à mi-temps et non à temps plein, parce que si elle offrait des CDI à temps plein à quelques uns seulement, elle mettrait les autres sur le carreau. »

Le journaliste réclame à la fois des budgets plus conséquents et des sessions de formation du personnel, notamment sur le journalisme numérique. « Cela ne sert à rien de balancer de l’argent si les intéressés ne sont pas à la hauteur des attentes professionnelles. Il faudrait mettre en place des sessions de formation continue, et pas avec des formateurs de Paris qui viennent juste une semaine. »

 

Fanny Guyomard

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