« Il faut rester vigilant et surtout continuer de respecter nos lecteurs »

Propriété du groupe EBRA, le Dauphiné Libéré reste un incontournable de la presse régionale française. Agnès Briançon, délégué syndical au DL revient sur les évolution du journal en cette rentrée 2018.

Agnès Briançon, Crédits : Nicolas Quenard

 

Comment se porte le Dauphiné Libéré en cette rentrée ?

 Il se porte plutôt bien. Nos ventes sont toujours en baisse, mais moins qu’ailleurs. 80% de nos bénéfices sont issus du format papier et 20% du digital. Depuis notre passage au “digital first“ (priorité au numérique, ndlr) le 2 octobre dernier, nous restons confrontés au même problème : faire du contenu web tout en conservant le format papier.

Concrètement, qu’est-ce qui change avec ce “digital first ?

Nos journalistes vont devoir se spécialiser et proposer plus de contenu pour le web. D’ailleurs, leur statut passe de rédacteur à celui de “producteur de contenu”. Ce sont ensuite les éditeurs qui vont avoir la charge de publier les articles en fonction de chaque support. Ils auront plus de responsabilités. Enfin, nous allons instaurer une matinale dès 7h du matin avec des alertes envoyées via l’application Dauphiné Libéré. Nous aurons donc une amplitude horaire beaucoup plus élevée.

Quel sujet d’amélioration vous tient à coeur ?

Nous devrions plus nous pencher sur certains problèmes déontologiques. Par exemple, il faut vraiment que nous arrêtions les publireportages. Cela n’arrive pas souvent, mais c’est parfois le cas. Il faut rester vigilant et surtout continuer de respecter nos lecteurs. Ils attendent de l’information sérieuse et nous avons des journalistes plus que qualifiés pour ça

Propos recueillis par Nicolas Quenard

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